L'instant-poésie
Pluie. IP 67
(le 2017-09-24 à 05:00)

Le soleil a rapidement suivi la pluie...

Quand vient le temps d’automne
Souvent il nous présente
Sa compagne la pluie
Aux carreaux elle sonne
Sur l’avenue s’évente
Sur le bitume fuit

Bruine, brune grisette
Caresse nos visages
Puis se glisse sans bruit
Si fine si discrète
Envoûte paysages
Couleur de nostalgie

Devenant virago
Elle attaque en rafales
Et traverse en torrents
Ces gros mots sont des flots
Qui tombent et s’affalent
Et coulent en courant

Jusqu’au soleil qui luit
Illuminant ses eaux
La pluie s’arque sous le ciel;
De l’Archer-du-Très-Haut
Délivrant un courriel
La pluie tombe en extasie.


Illustration
Arc-en-ciel sur le Connemara (Irlande)

FLORENCE NAUDIN-PINELLI (21.09.2017)
Beau dimanche et bonne semaine!
Soir. IP 66
(le 2017-09-17 à 07:00)

Bonjour...
Petit problème technique résolu...

Le Soleil comme un fruit
Fond aux lèvres de Terre
Et engendre la nuit

Le brûlant encensoir
Aux parfums de santal
Tourne sans reposoir…

Et attendant son retour,
Deux ardents compagnons
D'Emmaüs vieux bourg,

Visitant leur passé
Au sombrement du jour,
Se confient en secret :

Te souviens-tu de ce beau soir
Où tu dis à Notre-Ami :
« Reste avec nous, il se fait tard ? »*

Illustration

D'une amie-lectrice
*Parole de l'un des deux pèlerins d'Emmaüs à celui qui les accompagne sans qu'ils l'aient encore reconnu : le Christ ressuscité.
Bonne semaine
Un soir. IP 66
(le 2017-09-17 à 07:00)

Le Soleil comme un fruit
Fond aux lèvres de Terre
Et engendre la nuit.

Le brûlant encensoir
Aux parfums de santal
Tourne sans reposoir…

Et attendant son retour,
Deux ardents compagnons
D'Emmaüs vieux bourg,

Visitant leur passé
Au sombrement du jour,
Se confient en secret :

Te souviens-tu de ce beau soir
Où tu dis à Notre-Ami :
« Reste avec nous, il se fait tard . »*

Illustration

D'une amie-lectrice
Parole de l'un des deux pèlerins d'Emmaüs à celui qu'ils n'ont pas encore reconnu, le Christ ressuscité (Luc, 24,29)
Midi à Sychar. IP 65
(le 2017-09-10 à 06:00)

Cette scène a eu lieu à Sychar, ville de Samarie, il y a 2000 ans. A la sixième heure, midi, la Bonne Nouvelle nous livre
une page de soleil. Ce poème voudrait en être un humble et partiel rayon. Merci de bien lire aussi le mot de conclusion.

A Sychar ce midi,
"Fatigué du chemin".
Un sage" homme est assis"
Tranquille" au bord du puits".
Sychara*passe là,
Une cruche au bras.

« Donne-moi à boire »
Lui demande l’homme.
La femme s’étonne.
Il est juif, elle pas,
Et l’on ne s’aime pas
Dans ce pays-là.

« Si tu savais le don de Dieu…
C’est toi qui aurais demandé
Et il t’aurait donné de l’eau vive.»
Il parle de l’Esprit ;
Celle qui tient la cruche
Pense à l’eau du puits.

Et cet homme lui dit,
Partage de midi,
« Tous ses faits, ses cinq maris. »
Sychara reste coite,
Serrant tout contre soi
La cruche sous son bras.

Alors elle se dit:
« Serait-il le Messie ? ».
En ville elle repartit,
Répandit la nouvelle,
Ayant abandonné
La cruche à la margelle.

Elle avait gagné
La Paix de Ieshouah,
A midi, Sychara.

Illustration
Les mots entre guillemets sont extraits de l'évangile de la Samaritaine (version TOB).
Jean 4,1-42, dans la Bible ou instantanément lisible sur internet.
Ieshouah est Jésus en hébreu, mais Sychara une invention,
APPEL A PHOTOS .Par ailleurs les deux prochains poèmes ont pour thème le soir et la pluie. Si vous avez de belles photos pouvant les illustrer, merci de me les envoyer.Les deux plus belles et plus rapides photos gagneront leur parution dans l'Instant-Poésie correspondant!
Rentrée nouvelle. IP 64
(le 2017-09-03 à 06:00)

Chers amis-lecteurs,
Merci à tous les amoureux des hortensias qui m'en ont envoyés en photo ou par mots.Les deux nouvelles de la rentrée, d'abord en bref 1) A la demande de beaucoup d'entre vous, après ordonnancement, révisions et corrections, le recueil illustré en couleurs des poèmes de l'année précédente est terminé...: "D'EAU, DE PIERRE ET D'ESPRIT"et en cours d'édition...
2) UNE INVITATION : samedi 2 décembre 20h45 au théatre du "Grenier de Bougival", avec Rose Bacot, nous donnerons un récital
Poèmes et clarinette. Il sera bien sûr suivi d'un verre de l'amitié auquel avec joie nous nous (re)verrons.
Pour ce dimanche de rentrée, un poème pour enfants ET parents!

Matin a ses humeurs,
Ses humeurs de saison :
L’été, de lumière qui luit,
L’hiver, sombre de nuit,

L’Homme est semblable à lui :
Preste ou lent au lever,
De soleil ou de pluie
Commencent ses journées.

Ainsi main dans la main,
Homme et Matin souvent
En gare « Le-Gré-du-Temps »
Prennent le même train.

Echangeant un regard,
Rencontre de hasard,
Quand l’un est assombri,
L’autre lui sourit.

Matin parla du ciel
Et l’homme de la terre.
On envoya ses courriels
A Pierre et Demeter.

En gare de « Midi »
Du train l’on descendit.
L’Homme sous la pluie,
Matin, sans faire de bruit.

PNMA

Illustration
Après matin plaisant
Midi sera méditant.
Bonne rentrée!
Hortensias bretons IP 63
(le 2017-08-26 à 06:00)

Que ces fleurs soient dédiées à tous les amis-lecteurs qui vivent en Bretagne, ou l'aiment, ou un jour l'ont aimée.

La Bretagne a choisi
Pour seyant habillage
Les hortensias amis
Des hommes et des ombrages.

Terre en prédilection,
Ils entourent chaumières,
D’une ronde affection,
Maisons et longères.

Fidèles où que l’on vienne,
Callac, Landevennec,
Carnac, Perros-Guirec,
Roscavel, Pont-Aven..

Rarement solitaires,
Ils vivent à toute heure,
Pour hommes et demeures,
Blottis et solidaires.

Ils disent tout rosés
Les mystères joyeux,
De leurs têtes frisées,
Les blancs, les lumineux.

Et semblant en douleurs,
En enclos paroissiaux,
Ils chantent, mauve adagio,
Un requiem de fleurs.

PNMA

Illustration

PASTEL DE GERMAINE MAC-AULIFFE (1879-1963)
Bon dimanche et bonne semaine encore fleurie de l'été!
L’œillet d'Ouglitch IP 62
(le 2017-08-20 à 06:00)

Ouglitch fait partie de lAnneau d'or de Russie, constitué de plusieurs villes princières autour de Moscou.Son long passé fut somptueux et martyr. Des trois cathédrales et 150 églises il n'en reste aujourd'hui que quelques unes.

Au seuil de la Beauté,
A Ouglitch en Russie,
Dans l’allée j’écoutais…

L’église se hissait,
Ses bulbes verts gonflaient,
Mais silence gardaient.

La Volga à ses pieds
En flots larges coulait,
Mais silence gardait.

Et de l’autre côté,
En blanc et oranger,
La belle allée courrait.

Ses fleurs comme étoiles
Etaient des astérales,
Mais silence gardaient.

Quand, d’une voix humble,
De loin sous un tremble,
Murmura un œillet :

« Chemin, lumière et vie,
En l’allée l’as-tu vu
Le visage de Lui ?»

PNMA
Illustration
La cathédrale de la Transfiguration d'Ouglitch.

Photo AMN
Bon dimanche et belle semaine d'été!
Lauriers d'amour. IP n°61
(le 2017-08-13 à 06:00)

La Transfiguration poursuit son oeuvre dans les fleurs d'été!

Blancs, rosés, carminés
Nous sommes les lauriers
Fleuris en Rosanie*,
Sœur Agnès, Magaly,

Claudia, Otalia
Et Angolio Pucci.
En saints ou héroïnes
Avec les humains on chemine :

Buissons de mille fleurs,
Feuilles lancéolées,
Lauriers roses de bonheur,
Elégamment lancés.

La Capucine aux yeux bleus
Parfois nous fait la cour ;
Alors aux cieux tous deux
Y vivons notre amour.

Mais célibataire ou marié,
Comme toi l’homme, moi le laurier,
Nous sommes faits pour Dieu louer,
Et dire : « Je t’aime, tu sais ! »

Illustration
Lauriers et capucines à la Grande Motte (34)

PNMA
*espèces de lauriers

Bon dimanche et bonne suite dans la lumière de l'été!
La Transfiguration. IP 60
(le 2017-08-06 à 04:00)

Par un bonheur du calendrier de cette année, le 6 août, fête de la Transfiguration du Christ coïncide avec un dimanche. Notre poème dominical lui sera donc naturellement consacré.

Dieu forgeur des luminaires
A illuminé Jésus
De rayons diamantaires
De soleil en lin cousu.

Le Ciel sur la terre descend
Devant Pierre Jacques et Jean,
Rêve ancestral,
Bonheur sidéral.

« Celui-ci est mon Fils bien aimé.
Ecoutez-le !»*, dit la voix des cieux
Aux trois élus effrayés,
Mais brûlants à jamais;

Et à tout être unique
Message cosmique :
Jésus révélé Le Messie,
Plénitude de Midi.

Illustration
La Transfiguration de Théophane le Grec (XIVème siècle).
Galerie Tretiakov, Moscou.

Photo AMN
*Bonne Nouvelle selon Saint-Matthieu 17,5.
Bon dimanche et bonne semaine dans la lumière de l'été !
Homme dans la nature IP 59
(le 2017-07-29 à 07:00)

Où les immensités russes rejoignent la célèbre interrogation de Pascal.

« Car enfin qu’est-ce que
L’homme dans la nature ? »,
Cause si peu sûre.

Seul, à deux, fol, sage,
Sur les flots à son image
Radeau il surnage

Sur terre-toupie
Tourne autour du soleil
Pomme de vermeil

Un jour dure sa vie
De maux, de Beau et va
Tourner en l’Au-delà

Illustration
Deux pêcheurs en canot sur la Neva.

Photo AMN
Bon dimanche et bel été!

(le à )


Illustration
Foule fervente . IP 58
(le 2017-07-23 à 06:00)

La photo ci-dessous est prise à Moscou ce 30 juin. Les reliques de Saint Nicolas de Bari (Italie) à l'origine du Père Noël, sont alors à la Cathédrale du Christ-Sauveur en arrière-plan. Cette église construite an action de grâce dans les années 1820-30 pour la victoire sur les troupes de Napoléon... a été dynamitée par Staline et transformée en piscine ...et reconstruite à l'identique et inaugurée le 31.12.1999.
Lors de notre passage à Moscou nous avons été profondément saisis par l'image de cette foule sur plus d'un kilomètre le long de la Moscova, avec bébés en poussette et vieillards sur béquilles, attendant dans la joie et la prière de vénérer ces reliques

Fervente, elle attend,
Lame du fond des âges russes,
L'Amour en Reliques.
Illustration
Foule devant le Christ-Sauveur (Moscou 29.6.2017)

PHOTO AMN
Bon dimanche , bonne semaine!
Tailleur de bois IP 57
(le 2017-07-16 à 06:00)

Cette scène se passe à Kiji au nord du lac Ladoga, Les tuiles taillées
vont servir à la rénovation de l'église aux vingt-deux bulbes de bois.

Regard et bras forts
Taillent les tuiles de tremble
Lumière du Nord






Illustration

PHoto PNMA
Bon dimanche, bonne semaine!
IP 56 Bulbes d'or
(le 2017-07-09 à 06:00)

Merci beaucoup à tous ceux qui m'envoient des mails bien sympathiques. Sachant beaucoup d'entre vous "partis", mais un bon nombre aussi" restants", et de mon côté préparant la rentrée, et laquelle!, je fais une demi-pause. L'instant dominical sera donc cet été un haïku et une photo aux couleurs de la Russie ... Où que vous soyez, bel été!

Soudaine hauteur
Sautent cinq bulbes dorés
Eclats d'or au coeur
Illustration
La chapelle du château de Tsarkoïe celo "village du tsar", à
une vingtaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg.

PHOTO AMN
Eté russe. Instant-poésie N°55
(le 2017-07-02 à 18:00)

Chers amis pèlerins,
Avec plaisir je vous ai donc inscrit à l'"Instant-poésie" dominical.
Vous retrouverez tous mes poèmes antérieurs de cette série sur le site www.instant-poesie.fr .
Bel été!
Bien amicalement en Lui
Patrick NMA

Du géant Ladoga
Et de la belle Olga
Près de Schlüsselbourg
Neva je vois le jour.

Pins trembles et bouleaux
Contemplent mes longs flots
Denses forêts d'honneur
A mes larges splendeurs.

Puis vient Saint-Pétersbourg
Les hommes s'y assassinent,
Mais de mille immeubles et palais signent
La majesté de mon cours.

Et vers la Finlande en son golfe
Finissant mes jours
Non loin à Peterhof...

Les fontaines irisées
Me pleurent d'amour
Neva en mer éternisée.
Illustration
Fontaines du château de Peterhof (Petrodvoresk)

Pnma
Bonnes pensées de Russie où nous nous retrouverons dimanche! Bonne semaine!
L'été. Instant-Poésie n°54
(le 2017-06-25 à 06:00)

Poème en forme de trois haïkus (modèle japonais de 17 syllabes) , clôturant un bref cycle de saisons ( cf www.instant-poesie.fr n° 21,30 et 40) et notre année poétique.

Au matin rieur
Mouettes et goélands
Sur les eaux ont plané

Au midi d’ardeur
Chevaux et taureaux flânant
Cigale a crissé

Et au soir vainqueur
Dans le vol des flamants
Tous ils s'en sont allés.

Illustration
Flamants roses

Photo Pixabay
Dimanche prochain : annonce de l'été...
Bon dimanche! Bonne semaine!
Mer. Instant-poésie n°53
(le 2017-06-18 à 06:00)

Mer vient dans mon cœur
Mer vit en nos cœurs
Et vibre sa rumeur


Devenir imminent
Inlassable mouvement
Plaine au Transcendant


Mer décline les mots
Sans fin dans ses flots
Un sang fin file l’eau

Illustration

MACROPHOTOGRAPHIE DE CLAUDE TURLAN
Pour notre dernier poème de l'année nous fêterons l'été!
Bon dimanche et bonne semaine!
Trinité. Instant-Poésie n°52
(le 2017-06-11 à 06:00)

Dieu!? Différentes sont les Fois ou croyances des lecteurs de l'instant-poésie. Tout en manifestant grand respect à leur égard, le calendrier nous invite à fêter ce dimanche Dieu Père, Fils et Saint-Esprit le même pour toutes les confessions chrétiennes. Ce poème n'en est qu'un humble "flash".

Dieu-Père-de-Vie
Si Vous étiez seul étant si haut
On ne Vous entendrait pas

Dieu-Fils-Jésus-Christ
Seul Tu serais encore au tombeau
Et on ne Te connaîtrait pas

Et Toi Dieu-Saint-Esprit
Seul Tu n’aurais eu de flambeau
Pour brûler nos cœurs las

Mais Dieu-Vivant-Messie
Vous êtes Un-en-trois comme il le faut
Pour que nos cœurs vous croient

Gloire à Toi
Vous l’Unique-en-trois
Qui est, vit et vient
Vous et Toi !

Illustration
La Trinité d'après la célèbre icône d'Andreï Roublev.

ICONE A-M.N.
Dimanche prochain, pour l'avant-dernier poème de l'"année" nous repartirons vers une nouvelle "Mer"!
Bon dimanche! Bonne semaine!
Feu de l'Esprit. Instant-poésie n°51
(le 2017-06-04 à 07:00)

« Alors leur apparurent
Comme des langues de feu…
Ils furent tous remplis d’Esprit Saint. »*

L’Amour de Dieu,
Le vent et le feu en fusion,
Se fait effusion.

Chaque cœur chante son chant,
Et tous ils s’entendent
En un même élan.

« Tous comptent sur Toi…
Tu envoies Ton souffle
Ils sont créés. »**

Tu ouvres la main,
Tu abreuves et tu nourris
Tant de créatures.

Tu ouvres la bouche
Et envoies Ton souffle-esprit,
Haleine de vie.

Tu ouvres Ton cœur
Tout grand, pour qu’il nous soit
Abri de bonheur.

Illustration

Macrophotographie de Claude Turlan
*Actes des apôtres 2,3-4; Psaume 104,30
Bon dimanche et bonne semaine sous la mouvance de l'Esprit!
Près de la mer. Instant-poésie n°50!
(le 2017-05-28 à 06:00)

Elégie aux Iles Marquises (Polynésie) où sont enterrés Paul Gauguin et Jacques Brel.

« Fatata te miti »:
« Près de la mer »
Dit le maohi :

La mer-clapotis
Alanguie au ciel gris
Ou amante de midi
Fatata te miti

Aux Marquises près d’elle
Repose Brel
En lieu marin
Aussi Gauguin

Terre et Mer
Vous bénissent !
Fatata te miti

Illustration
Stèle de Jacques Brel, île Hiva Oa (archipel des Marquises)

Photo ERIC HEDUIN
Bon dimanche! Belle semaine!
Acanthe. Instant-poésie N°49
(le 2017-05-21 à 06:00)

Feuille d’acanthe
Pour les sculpteurs modèle unique
Pierre qui chante
Depuis les temples antiques

Elevée au ciel en oblation
L’acanthe se fait incantation

Aux synagogues mosquées basiliques
Ses feuilles ornent les portiques
De Jérusalem à Compostelle
En prière universelle

Et que leurs toits s’effondrent comme des mortels
Elles tiennent encore la voûte du ciel

Illustration
Temple de Jupiter à Gerash (Jordanie)

Photo CLAUDE TURLAN
Bon dimanche! Bonne semaine!
Cana. Instant-poésie n°48
(le 2017-05-13 à 05:00)

Le beau mois de mai est aussi celui de Marie. Pour l'évoquer j'ai choisi le bien connu premier miracle du Christ à Cana en Galilée (Jean 2). Il est ici transcrit et médité en six haïkus (17 syllabes, en général 5+7+5, non rimé).

« Le vin manqua ».
Alors le cœur de Marie
A son fils se confia.

Jésus commanda l’eau ;
Touchant le cœur des servants,
En vin la changea.

Ouvrant Les cœurs
A la Lumière de la Foi,
La merveille œuvra.

Le vin de vermeil,
Fruit de la vigne et du labeur,
Un soleil au cœur.

Raisin que Dieu donne,
Entre les champs d’oliviers,
Un chant qui résonne.

Le vin, comme un baume,
Recèle une lueur
Du ciel et son royaume.

Illustration
Changement de l'eau en vin.

Macrophotographie de CLAUDE TURLAN
Bon dimanche et bonne semaine!
La mer toujours...! Instant-poésie n°47
(le 2017-05-07 à 05:00)

De rocher et d'eau, encore et autrement...

Ballet incessant
Aux vagues longues,
Tambour vibrant
De folksongs

Roulement de mer
Du fond des antres
Des profonds abers
Aux voix de chantres

La mer qui hante
Vieux rêves et vastes songes
Toujours mouvante
Sur les sables s’allonge

Comme chante la vielle
Ou chouette hulule
La mer en kyrielle
Trame sa majuscule

Illustration
Ile de la Réunion: Cap-méchant

PHOTO DE NOTRE AMI-LECTEUR CLAUDE TURLAN
Bon dimanche en île-isoloir! Et bonne semaine!
Falaise de Terre Sainte. Instant-poésie n°46
(le 2017-04-30 à 05:00)

D'une falaise à une autre, d'Irlande en Terre Sainte...Dans cet oued profond où cent-cinquante moines furent massacrés par les Perses au début du septième siècle, demeure le monastère Saint-Georges où vivent quelques moines grecs-orthodoxes.

Dans la gorge, en chemin
Jérusalem-Jéricho,
Les moines de leurs mains
Se sont accrochés
Au Rocher au Très-Haut

Dans le canyon creusé
Par le torrent grondant
L’oued a prophétisé
Acteur intermittent

Et les martyrs un temps
Y ont laissé leur sang
Au rouge des auvents
Et aux coupoles bleues
L’espérance des cieux

Illustration
Le monastère Saint-Georges dans le wadi (oued) qelt

AMN
Bon dimanche! Bonne semaine!
Falaises de Moher. Instant-poésie n°45
(le 2017-04-23 à 05:00)

Sans doute le site le plus saisissant de toute l'Irlande, reminiscence d'un voyage au pays d'une branche ancestrale. Au centre ouest de l'Irlande sur la façade atlantique, ces falaises de plus de 200 mètres de haut s'allongent sur huit kilomètres!

Forteresse cosmique
Falaise de colosse

Abrupt fascinant
Vertigineusement

De notre être abyssal
Miroir brutal

Terre et océan
En combat de géants

Dents de scie de titan
Aux mains
du Bûcheron des rocs

PNMA
Illustration
Falaises de Moher

Pixabay
Bon dimanche! Bonne semaine!
Il est ressuscité! Instant-poésie n°44
(le 2017-04-16 à 05:00)

La mort est vaincue! Oui la mort est vaincue! Il est ressuscité! Il est vraiment ressuscité! La nouvelle qui révolutionne tout et nous fait entrer dans l'Eternité!
A mes tout proches, frères et sœurs, amis ou plus lointains,
dans la peine ou dans la joie, croyants ou pas :
BEAU DIMANCHE DE PAQUES!

Il était mort, enseveli;
Du tombeau
Il est sorti ! Il est parti!

« Il n’est pas ici
Mais Il est ressuscité! »*

Tout était perdu,
Et du tréfonds de l’enfer
Le voilà revenu.

Ils n’ont pas rêvé ;
Son corps n’était pas volé :
Ils l’ont revu...

Jailli
De la souche cachée
Rameau d’olivier

Flot bleui
Remontant le sable
Flux de vive-eau

Surgi
De l’hiver encapé
Printemps enflammé

Jésus
Christ Incandescent

Promesse d’efflorescence
De l’âme et des sens

PNMA

Illustration

macrophotographie de notre ami-lecteur CLAUDE TURLAN
*Evangile de saint Luc 24,6.

Belle semaine à tous!
Rameaux. Instant-poésie n°43
(le 2017-04-09 à 05:00)

Voilà le dimanche des Rameaux et de la Passion. Une vieille tradition faisait fleurir les tombes ce jour-là. Aussi irons-nous au cimetière marin de Sète sans doute le plus beau de France.

A Sète au mont Saint-Clair,
Sous les feux du phare,
Au-dessus du fort,
Les déjà-partis
Se reposent de leur sort.

Midi au promontoire,
Le vaisseau chargé de pierres,
Songé, prémonitoire,
Se prépare à la mer.

Des promeneurs-passagers
Dans les allées des absents
Font crisser les graviers
En remontant le temps.

Ils se croisent sans se voir
Près des pins et cyprès,
Au soleil parlant bas,
Echangeant leurs secrets.

Valéry et Vilar,
Tout le peuple des rues
Ne dorment pas au hasard,
A jamais disparus.

Ils pensent sous la terre
Au regard bleu de la Mer,
Têtes et corps tournés
Vers l’Eternel-côté

Où la Mer à la mort se jointoie
En rive inespérée,
Ses flots venant muter
La tristesse en la joie.

Les croix ont repéré
La Mer aux blancs rochers.

Illustration
Le cimetière marin de Sète

PHOTO D'HUBERT JEU, AMI-LECTEUR
Belle Semaine Sainte pour les fidèles
et bonne semaine printanière à tous!
Carnac. Instant-poésie n°42
(le 2017-04-02 à 05:00)

Une vieille attache familiale et une affection pour les "grandes
pierres" nous conduisent aujourd'hui dans ce beau bourg du Morbihan, aux huit mille âmes et trois mille menhirs, édifiés il y a six mille ans.

A Carnac en soirée,
Près des mille menhirs,
Au Menec je songeai :
Leurs files me saisirent.

Des pierres se dressant
En bergers de moutons,
Ou gardiens de maisons
Eparses sur les champs.

L'esprit partit en quête
Sur les pages des landes,
Lignes-pierres secrètes
En points de suspension

De sagas interrompues
Et d’interrogations
A l’horizon inconnu ;
D’exclamations tues

D’ancêtres celtiques
Comptant à ces bouliers,
Perpétuel calendrier
Des peuples d’Armorique.

Qui empierra leur désir
D’établir à Carnac
Cet éternel bivouac ?

L’oreille collée au roc
On entend monter le secret
De la lointaine époque :

« Comme aux dieux des Champs Elysées,
L’Architecte planétaire
Fit dresser ces pierres
Aux Celtes des terres sacrées,

Mémorial Millénaire
Aux longs champs menhirés. »

Illustration
Alignements de Carnac

TABLEAU DE CLAUDE BERNARD, ami-lecteur de Carnac
Bonne semaine et à dimanche prochain!
Ouessant. Instant-poesie n°41
(le 2017-03-26 à 06:00)

En sorite de printemps, voilà un poème sur des souvenirs de cette île extra-ordinaire de la Création, à l'extrême pointe du Finistère.

Atteindre Ouessant
C'est franchir la frontière,
La mer et ce courant :
Le Fromveur au son de peur.

Ouessant pièce de puzzle,
Travaillée du Sculpteur,
Et puzzle en soi-même
Aux pointes extrêmes.

Stiff, Creac’h, Kereon,
Nividic et Jument
Scandent l’éclair de leurs phares
Guerriers des brouillards.

Stiff, Pern, Corz, Ker here,
Bretons de caractère,
Leurs noms couvrent la terre
De contraste et mystère :

De ces volets bleus
Chantant « Vie ! » de leurs yeux,
Et d’une croix de pierre
Où Jésus veille sur eux ;

Des rocs déchiquetées
Par les flots en affront
Et des prés emmurés
Où paissent des moutons ;

Et du Statuaire de l’Océan
Au burin des vents,
Sculptant rocs en cohorte,
Gardiens de l’île-forte.

PNMA

Illustration
Rochers de la pointe de Pern à Ouessant

Photo de l'amie-lectrice Nanette Courtade
Dimanche prochain nous descendrons, toujours en réminiscences, à Carnac.
Bon dimanche, bonne semaine!
Printemps. Instant-poésie n°40
(le 2017-03-19 à 05:00)

Et oui : c'est demain!

Le souffle de ventôse
Est passé sur la terre
Et voilà germinal.
La Nature sort de pause
Pour la fin du désert
Et l’attente pascale.

L’espace d’une nuit
De fraîcheur et d’amour,
Le bourgeon a verdi.

Les vieillissants mimosas
Poudroient de leur or
Les jeunes forsythias,
Et caressant ceux-là,
Le prunus en rosée
S’incline plus bas.

Les torrents s’ébruitent,
Aux Lieder de Schubert,
Aux sauts de la truite.

Jaillis de son pinceau
Deux mains et quatre fleurs
Nous chante Picasso.

L’humus prie et s’écrie,
L’humain crée et procrée,
Tout l’hémisphère frémit.

PNMA

Illustration
Prunus et forsythia

Photo Séverine de Scorraille
Bon dimanche, bonne semaine!
Et à dimanche prochain en Bretagne!
Crypte. Instant-poésie n°39
(le 2017-03-12 à 05:00)

L'abbaye de Fleury à Saint-Benoît/Loire doit la source de sa renommée aux reliques de ce saint. Elles se trouvent dans la châsse au cœur du pilier central.

Passant la forte tour,
Puis la nef de plein jour,
On descend l’escalier,
De clartés en secrets.

La crypte de mille ans
Chauffe moines et chants ;
Le silence et les mots
Rapprochent du Très-Haut.

Les piliers en grand calme,
Au rythme de leur âme,
Lèvent les bras en courbes
Sur les moines en coules.

Auprès de la châsse,
Longuement je regardai
Une humble veilleuse,
Désirant l’entendre parler…

Quand, inattendu,
Intérieurement entendu,
Elle me dit :
« C’est ici ».

Trois mots pour moi ?
Pour vous, pour toi… ?
Les os de Saint-Benoît
Nous brûlent-ils de sa Foi… ?

Personnel, universel,
Intemporel…
Du reliquaire serti
L’Amour nous irradie…

Blottie au fond de soi,
Dans le silence des pierres,
L’âme envoûtée reçoit
Son baptême de Terre.

PNMA
patrick.naudin@sfr.fr

Illustration
La crypte et son pilier central avec la châsse de Saint Benoît.

Photo du monastère de Fleury
Bon dimanche! Bonne semaine!
Chapiteaux. Instant-poésie n°38
(le 2017-03-05 à 05:00)

Après plusieurs poèmes profanes, en ce temps de carême nous revenons à la magnifique abbaye de Fleury à Saint-Benoît/Loire.

Sur la levée de la Loire
Apparaît un grand phare :
De Saint-Benoît on approche,
De la rare tour-porche.

Imposante et posée,
Elle oblige à l’arrêt.
De curieux chapiteaux
Font lever les yeux haut.

Regardant au coin nord,
Des lions crachent d’abord
Des paroles en lianes :
Effrayant et insane !

Puis à l’arche suivante,
Des entrelacs celtiques
Supportent des acanthes
En Moyen-Age antique.

Dans une autre travée
Se plie un contorsionniste.
Faudrait-il être un tel artiste,
Pour devant Dieu se tenir prêt ?

Pénétrant sous le porche,
Je vois alors à gauche
Marie et Elisabeth s’embrassant,
En leur Dieu exultant.

A un pilier de là,
Dans l’amour en écho,
Au pauvre transi de froid
Martin tranche son manteau.

Et au chapiteau dehors,
A Jean prosterné qui adore,
Jésus, « Celui qui nous aime »
Révèle son Livre-même.

Illustration
La tour-porche de l'abbaye de Fleury

Photo du monastère de Fleury
Dimanche prochain nous poursuivrons notre visite. Après avoir traversé la nef (cf IP n°11 sur www.instant-poesie.fr ) nous descendrons dans le secret de la crypte.
Une vie de Seine. Instant-poesie n°37
(le 2017-02-26 à 05:00)

Dans une grotte claire
En Côte-d’Or je nais ;
Une Nymphe de pierre
Veille à ma destinée.

Devenue jeune fille,
Troyes, Nogent, Montereau
En costume de ville,
Font la cour à mes eaux.
Melun indifférent,
Ne sera mon galant.

Alors, passé Vitry,
La Marne me grandit.
Prête pour le promis,
Sous le pont de Bercy,
A la vue de Paris,
Tout mon corps frémit.

De mes flots, de mon âme,
J’embrasse l’Ile Saint Louis
Et la Cité chérie.
Au pied de Notre-Dame
Nous échangeons nos oui,
Paris et moi pour toujours unis.

Passés les jeux d’enjambements,
Les bruits, les emmurements
Et les hommes en peine,
Dont je porte les fardeaux
Les glissant sur mes eaux,
Au vert je revois un autre temps :

Bougival m’égayait
Du bal des canotiers
Et mon flot leur plaisait.
Ainsi j'impressionnais
Peintres et chevalets
leurs joies en mes reflets.

Puis vergers et forêts
Penchés aux douces pentes
S’écartent en respect
De mes belles années ;
Je coule en boucles lentes
Pour les remémorer.

Alors je fonds ma vie…
A la mer joies et peines
Des hommes et les miennes
Et désirs infinis.

PNMA
Patrick.instant-poesie@sfr.fr

Illustration
Novembre à Bougival (2016)

Tableau de notre ami-lecteur MICHEL REY
Bon dimanche! Bonne semaine!
Pont. Instant-poésie n°36
(le 2017-02-19 à 05:00)

Nous revoilà dans le midi, l'Hérault, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, où du temps des Romains passait la via domitienne reliant l'italie à l'Espagne. Elle enjambait donc les fleuves côtiers, dont le Vidourle descendant des Cévennes, traversant Sommières et fameux pour ses terribles crues : les vidourlades. Ce grand pont de onze arches et onze mètres de haut le franchissait à Ambrussum (transcrit poétiquement en Ambrossom).Gustave Courbet le peignit au milieu du XIXème siècle quand il avait encore deux arches.

En un début d’automne,
Près du pont d’Ambrossom,
Je venais écouter
Ce pan d’Antiquité.
Bouche coulant le flot,
L’arche soufflait ces mots :

Dirais-je mes bonheurs,
Quand à toute heure,
Je portais empressé
Légions et commerçants,
Tendrement caressé
Aux rayons du levant.

Dirais-je mes malheurs
Quand les hommes
Arrachaient mon tablier,
Et les crues acharnées
Attaquaient et noyaient
Les dix arches mes sœurs.

A la fin je criais :
« Et s’il n’en reste qu’une
Serais-je celle-là ! »
Mais à l’heure opportune
Les hommes m’étayaient
A force pierres et bras.

Veillant à ma pérennité
De vieux pont d’Ambrossom,
Ils formaient à l’automne
Leur vœu d’éternité.

PNMA
Patrick@instant-poesie.fr

Illustration
L'arche d'Ambrussum sur le Vidourle.

Photo AMN
A dimanche prochain sur un autre fleuve...
Bonne semaine!
Ciel. Instant-poésie N°35
(le 2017-02-12 à 05:00)

Un autre chant de la Création!

Le ciel en partance
A passé un habit
En camaïeu de gris,
Gris d’argent scintillant
et gris-blancs grisonnants
Envol d’élégance.

Mais se pensant Narcisse
Au milieu des flots glisse.
Et les nuages renversés
En mon imaginaire,
Au ciel, mer inversée,
Se changent en bestiaire.

Etres aventureux
Passagers mystérieux
Ils quêtent leur auteur,
Dans l’air gris de bonheur
Nuages voguant à Dieu
Inclinement des cieux.

PNMA
Patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Ciel-Narcisse en camaïeu de gris

Photo AMN
Bon dimanche et bonne semaine en gris de clarté!
Soleil. IP n°34
(le 2017-02-05 à 05:00)

A la lune devait succéder le soleil et le 2 février, Chandeleur, nous faisions sauter nos crêpes, emblèmes solaires, signes naturels des jours qui s'allongent, eux-mêmes symboles du Christ, en la fête de sa Présentation au temple.

Le soleil a embrassé
Les eaux cieux et forêts
Eblouissement tropique
Et la terre lui a tressé
Sa couronne de palmiers
En bacchanale épique

Soleil bel esthète
Posant le rouge aux lèvres
Des nuages en fête
Soleil illusionniste
Des levers et couchers
Nous tournons effrénés

Soleil magicien
Se jouant de la mer
Le matin en jaillit
Et par une autre sortie
Dans la foule des flots
Le soir s’y engloutit

Soleil fidèle amant
Aux brûlures cruelles
Et caresses sensuelles
Mage ardent
En éternel retour
Donneur de vie d’amour

Beau sonneur des solstices
Et maître des saisons
Soleil de Justice
Soleil en soi
Plus que signe de roi
Gloire du Roi-des-rois

Illustration
Lever de soleil en Polynésie.

Photo PNMA
Bon dimanche! Bonne semaine!
Lune. Instant-poésie n°33
(le 2017-01-29 à 05:00)

Après le dernier poème bien sérieux, voilà pour changer une fantaisie. C'est un pastiche de la célèbre "Ballade à la lune" d'Alfred de Musset, inspiré au retour de Chine par la photo ci-dessous. L'ami-lecteur se réjouira également de lire le poème de Musset que l'on trouve très facilement sur la "toile".

C’était dans la Chine qui fume,
Près de la grue assoupie,
La lune
Comme l’oeil qui épie.

Lune, quelle idée incongrue
Te promène loin en Asie
Près d’une grue
Pour telle facétie ?

Ou pour un stratagème
A la vue d’un dragon
Blême
Sors-tu donc de tes gonds ?

Car on ne sait quel bruit
Comme un grand coup de gong
Subit
Te fit danser qi-jong.

Voles-tu vers Pékin
A voir ton visage
Taquin
Scruter les paysages ?

Ou alors vers Shangaï
Pour surveiller son port
Pagaïe
Et jeter quelque sort ?

C’est en fait au Se-Tchouan,
Pour consoler les hommes,
Bonne âme,
Que tu apaises leurs sommes.

Et qu'il vente ou qu'il neige,
Au pays du Levant
Que fais-je
Sur la place venant ?

Je viens voir en Chine qui fume
Près de la grue assoupie,
La lune,
Comme l’œil qui épie.

PNMA
patrick@instant-poesie.fr


Illustration

Photo de JEAN FREMONT ami-lecteur
Bon dimanche! Bonne semaine
Haut-lieu de l'Esprit. Instant-poésie n°32
(le 2017-01-22 à 05:00)

Ce dimanche les chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, célèbrent "la semaine pour l'unité des chrétiens" par de multiples temps de prière et conférences.
C'est l'occasion d'évoquer un haut-lieu de l'Esprit au cœur de l'Allemagne, en Thuringe à La Wartbourg. C’est la traduction que j’ai choisie de « die Wartburg », die Burg, château-fort étant donc féminin, pour en respecter l’origine et la sonorité.

En pèlerinage d’hiver, un jour,
Nous montions à la Wartbourg,
Saisis et élevés
Dans l’air glacé.

Là, voilà huit cents ans,
Les troubadours de tous pays
Rivalisaient en chants
De l’amour courtois,
Encore planant
Tout autour de soi.

Là, à la Wartbourg,
vécut en ces temps aussi
Sainte Elisabeth de Hongrie.
Par les fresques ressuscitée,
Brulant d’Amour pour Dieu et son prochain,
Elle offrit sa couronne et son pain.

A la Wartbourg :
Luther traduisit en allemand
Le Nouveau Testament,
Permettant aux laïcs et clercs
De chanter et prier
En parler courant.

Et aujourd’hui à la Wartbourg,
En une même chapelle,
Leurs cultes se succédant,
Ensemble parfois aussi
Les chrétiens de toutes confessions
Vénèrent le même Saint-Esprit,

A la Wartbourg-oriflamme,
Posée sur un éperon béni,
Comme l’accent sur l’âme,
L’âme de la Germanie.

PNMA
Illustration
La Wartbourg l'hiver.

Photo Tourispo
Aux amis-lecteurs intéressés par notre voyage j'adresserai volontiers les 3 pages scannées de l'article que j'ai publié en mars 1985 "Quelques jours en
Allemagne de l'Est". Bon dimanche! Bonne semaine!
Oiseaux. Instant-poésie n°31
(le 2017-01-15 à 05:00)

Ailes déployées
Sur les déserts orientaux
Tournoient les étourneaux
En rondes sacrées.

Plumes noires au trait orangé
Ils volent Cantabile
Lançant leurs trilles gais.


Ailleurs les cris des hirondelles
Strient d’étranges ciels
Dans le vent évasif
où tout s’évanouit.

Vols d’hirondelles
Mouvements planés
Où l’âme renaît.

PNMA
Patrick@instant-poésie.fr

Illustration
Vol d'étourneaux de Tristam au-dessus de Massada (Israël)

Photo PNMA
Au cours de ce premier trimestre nous allons tantôt chanter les beautés de la Création tantôt l'âme de lieux uniques. Que l'ami-lecteur ne soit pas désorienté par un apparent manque de suite. D'ici juin seront publiés 21 poèmes composant donc au total 51 instants-poésie en un tout organisé.
Bon dimanche et bonne semaine!
Hiver. Instant-poésie n°30
(le 2017-01-08 à 05:00)

Au ciel de l’Orient, l'étoile-conseillère
Révèle aux mages d'hier
Le Tout-Petit,
Roi des espaces infinis.

Ici le ciel a dressé la nappe de blanc ;
Un corbeau, trois corneilles
Y picorent
Au soleil rasant.

Sous le ciel la fée Gelée,
Dentellière des arbres nus,
A brodé
De lin blanc leurs tenues.

Et au ciel des lumières,
Une magicienne de l’eau,
La fait jaillir de son sein-vasque,
Et s'en revêt de glace.


PNMA
Patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Paris, place de la Concorde, la fontaine des Mers gelée, le 1er janvier 2017.

Photo SIMON-PIERRE PINELLI
Vif merci à tous ceux qui m'ont adressé leurs vœux encourageants.
Bon dimanche, goûteuse galette, et bonne semaine!
Voeux .Instant-poésie n°29
(le 2016-12-31 à 05:00)

Quand les hommes se séparent,
Se battent en guerre…
Paix,
Sur les murs,
Peignons ton visage !

Quand nos corps souffrent,
Nos esprits s’égarent…
Paix,
Dans nos cœurs,
Gravons tes rivages !


Quand la fleur ou l’enfant sourit,
Que les hommes s’unissent…
Paix,
Sur terre et mer,
Ecrivons ton sillage !

Et quand vient l’an nouveau,
Que par le Bon, le Vrai, le Beau,
La Paix
Dans nos vies
Tisse un radieux paysage !

PNMA
patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Pour ce 1er janvier, journée mondiale de la Paix... et fête de Marie, Mère de Dieu, Vierge peinte sur le mur de séparation à Bethléem, côté palestinien.

Photo AMN février 2015
Avec camaraderie, amitié, fraternité, ou affection,
que ce poème dise à chacun, de tout cœur,
personnellement :
HEUREUSE ANNEE 2017 !
Noël! Instant-poésie n°28
(le 2016-12-24 à 12:00)

Bienvenue à tous les nouveaux lecteurs!
Nous terminons donc naturellement notre court voyage oriental à Bethléem, "Maison-du-pain".
Poème publié en 2015 dans "Vingt Mystères de Dieu" et remodelé.(Pour la forme, chaque strophe comprend 17 syllabes en 3 vers comme le haïku japonais.)

Il fait nuit. La nuit tourne autour de la terre. Litanie des nuits : Irak, Syrie, Le Caire, Londres, Bruxelles, Paris, Nice, Berlin. Litanie que l’on voudrait finie. Dehors et dans nos vies aussi, la nuit voudrait éteindre la poésie. Nuit de la solitude subie, de la maladie, du deuil…

Mais

Dans la nuit nuptiale
Au sein du vaste cosmos
Dieu a fécondé.

Dans la nuit des mages
L’étoile radieuse
A éclairé le mystère.

« Dans la ville de David,
Est né le Sauveur,
Le Messie Seigneur. »

Dans la Maison-du-pain
Marie a pétri
La fleur de la farine.

Dans une étable,
Soudain Jésus a surgi
La fleur de minuit.

Patrick Naudin
patrick @instant-poesie.fr

Illustration
Vierge de tendresse.

Icône AMN
Que cette Tendresse aux reflets bleus
Souhaite à chacun un NOEL HEUREUX!
A Nazareth. Instant-poésie n°27
(le 2016-12-18 à 05:00)

En ce dernier dimanche avant Noël, nous allons à Nazareth
où Marie reçut l'annonce de la naissance de Jésus.

Nazareth, bourg de Galilée,
S’apaisait en cette soirée,
Comme Myriam,
Pieuse fiancée.

Elle songeait,
Quand survint un messager,
Gabriel, « Force de Dieu »,
Au sourire affectueux.

Ailé de couleurs, voilé d'or blanc,
Shalom, salue-t-il divin,
La vierge drapée de lin
Et de frémissements.

Au creux de l’oreille
Il lui glisse le secret saisissant :
« D’un Roi éternel
Tu seras Maman ».

Myriam s’émerveille,
Acquiesçant :
« Que tout soit pareil
A ta parole, heureusement »

La nuée couvrit l’ange amoureux
Et Myriam ferma les yeux.

Illustration
L'archange Gabriel.

Icône A.-M.N.
Pour beaucoup c’est déjà samedi soir prochain que nous fêterons et célèbrerons Noël ! Et nous préparons des cadeaux. Pour cette belle occasion je vous propose de FAIRE PLAISIR ENSEMBLE. Vous appréciez ces poèmes et vous pensez qu’un, deux, trois ou plusieurs proches pourraient y être sensibles ? Voudriez-vous alors bien leur offrir une inscription à l’instant-poésie ?
Selon votre idée, vous pouvez soit les inscrire directement sur mon site www.instant-poesie.fr , soit leur remettre une enveloppe avec l’indication du site, ou encore me communiquer leur mail. Comme vous le savez, c’est gratuit, sans cookie et en confidentialité d’adresse. Faites ce petit cadeau, ce sera le mien aussi, et vous aurez le plaisir d’élargir cette modeste chaîne d’amitié-beauté. Merci beaucoup !
Bonne semaine et à samedi prochain à Bethléem !
Jourdain. Instant-poésie n°26
(le 2016-12-11 à 05:00)

Allant de Jordanie vers Jérusalem-Bethléem, dans notre voyage en esprit, nous passons le Jourdain

Du haut du mont Hermon
Je saute de pierre en pierre,
Du Liban en Palestine
Me joue des frontières.

Adolescent je plonge
En mer de Galilée
Et au temple des eucalyptus
La prends pour mariée
Aux reflets
De leurs feuilles parfumées.

Bonheurs aux courtes durées,
Dans l’Histoire millénaire,
Fleuve élu on me fit des gués.
Je vis l’Arche d’Alliance et Josué*,
Peuples de paix de guerre,
Mystiques solitaires.

Cordon le plus profond de la terre
Au rift du désert,
Trop vite viennent les maux.
Barré, cerné de barbelés,
On vole mes plus belles eaux
Jusqu’à la mer où me jeter.

Mais à Beth araba, dernières lieues,
Je me souviens du Jour le plus heureux :
Jean baptise sur mes rives,
Le Ciel se fend, l’Esprit descend,
Jésus arrive
Plongeant en moi Son corps de Dieu…

Et ma course finie,
Dernier flot de ma vie,
Je me rends en torrent
Ou filet limoneux
A cette mer Morte
Et ses eaux de sel bleu.

PNMA
www.instant-poesie.fr

*Bible : Josué 3

Illustration
Le Jourdain à Yardenit (Israël) au sortir du lac de Tibériade ( mer de Galilée) tel qu'il devait être au baptême de Jésus le Messie.

Photo PNMA
Bon dimanche et belle semaine vers Noël!
Petra. Instant-poésie n°25
(le 2016-12-04 à 05:00)

Nous nous retrouvons au Moyen-Orient. Il y a deux mille ans s'y côtoient des cultures diverses, dont celle des Nabatéens demeurant entre autres à Petra, en Jordanie actuellement. Elle se situe à trois heures de route de Jérusalem.

Le torrent a creusé,
Forcé un défilé,
Et les eaux retirées,
Hommes et Soleil sont passés.

Ils ont en temples fiers
Façonné les falaises,
Fragments de Lumière,
Ardentes braises.

Lourds secrets
Que ces pierres recèlent,
Les sculpteurs ont susurré
Ce que le silence révèle.

Ailleurs, les trous noirs et béants
Qui abritaient durement,
Ce jour, d’un air absent,
Regardent les passants.

Non dernières demeures
Mais vivantes pierres,
Dont l’ocre de pleine heure
Clame la prière.

PNMA

Illustration
Petra : temple dit du "Trésor"

PHoto AMN
Ce poème est une réécriture d'un autre publié en 2008 ("Quand riment les couleurs"). Vous retrouverez les 24 précédents sur instant-poesie.fr. Belle marche vers Noël et bonne semaine!
Près de Rome. Instant-poésie n°24
(le 2016-11-26 à 05:00)

Aujourd'hui, premier dimanche de l'Avent, nous commençons à attendre Noël. Symboliquement nous partons du port de la Rome antique, Ostie, regardant passé et présent se fondre comme l'exprimait le psalmiste :"Oui, mille ans à Tes yeux sont comme hier..."

Sur les gradins millénaires
Les pins ombrent et ondoient
Au spectacle des pierres
Le soleil chatoie

Dans la nature prise pour loge
Trois comédiens ont laissé
Leurs masques horrifiés
Par le vent de la nuit pétrifiés

Au premier passant venu
Ils crient yeux écarquillés
Gueules grandes ouvertes :
« Le spectacle continue »

Au fond de la scène
Les acteurs figés en fûts de colonne
Immobiles, amaigris par les ans,
Déclament : « durs furent les temps »

D’un tragédien soudain statufié
La main d’un bras coupé
Vole quelque part
A perpétuité

Dehors le chien gris
De la mosaïque aboie
Avec le dogue passant entre les briques
Ils reniflent de pair le désarroi

Un moineau pépie sur un arbre
Et chantant les mêmes mots
la colombe gravée sur le marbre
Tend au Ciel son rameau

PNMA

http://instant-poesie.fr

Illustration
Fond de scène du théâtre d'Ostie

Photo Valentin Jeremy
De nouveau et différemment nous allons donc partir en trois étapes pour être le jour de Noël à Bethléem. Voyage-pèlerinage fictif en trois étapes, lieux où PNMA est passé il y a quelques années ou décennies...!
Andalousie. Instant-poésie 23
(le 2016-11-19 à 04:00)

Ces notes sont à la fois souvenirs et musiques. Passant du nord au sud de l'Europe, allons aujourd'hui au soleil de l'Andalousie!

Coule Guadalquivir,
Les Sévillanes s'y mirent
Dansant la séguedille.
Chante Séville,
Galeries ombragées
Et parfum d’orangers.

Patios ouvragés,
Alcazar secret,
Eau lisse des bassins,
Senteurs de jasmins
Eglises colorées,
Vierges aux Jésus adorés.

Et Grenade Alhambra
Pierres taillées sur vert major,
Terre rosée des murailles maures,
L’altière Alhambra
Sous le ciel bleu perdure,
Lumière au couchant d’or.


Coule Guadalquivir
A Cordoue Cordoba
Sous le pont romain
Et passe l’âge d’or
Des juifs, chrétiens, musulmans,
En féconds croisements.

Et Ronda juché de blanc
Enjambe le ravin.
Ronda ardent,
Arènes séculaires
Pasodobles et habits de lumière
Vibrent les foules et les pierres!

Clameurs des arènes
Guitares des tavernes
Bat, frappe , claque !
Staccato, Flamenco !

PNMA

Illustration
Jardin de l'Alcazar à Séville

Photo JEAN-LUC MAS ami-lecteur
Vous retrouverez les 22 poèmes précédents sur le site http://instant-poesie.fr .Bonne semaine et à dimanche prochain !
Haltes rhénanes. Instant-Poésie n°22
(le 2016-11-13 à 05:00)

Au lendemain du 11 novembre... nous allons en Rhénanie, pays où je vécus dans ma jeunesse. Un instant-poésie est dérisoire, quand une bibliothèque ne suffit pa à cette artère au cœur de l’Europe, à ce fleuve né suisse, à moitié français en longeant l’Alsace, allemand essentiellement et néerlandais en rejoignant la Mer du Nord. En quelques haltes, à l’inverse, remontons le Rhin.

Cologne, Cologne, cloche de joie
Qui cogne dans mon cœur.
La cathédrale des Mages et empereurs
Regarde du haut de ses flèches de Foi
Passer les trains à ses portes,
Flots, carnavals et cohortes.

Coule le Rhin, roule le Rhin,
Rhin païen, Rhin chrétien.

Passe Bonn, Berceau de Beethoven,
Parcs où sa musique résonne,
De l’hymne européen
Quand le printemps vient :
« Tous les hommes deviennent frères »
Au bord du Rhin fêté en Père.

Passe Coblence, confluent,
Moselle méandreuse et Rhin puissant
Conjuguent leurs virées,
Et de leurs vignes enivrés,
Au « Coin allemand »
S’enlacent en amants.

Il a forcé son chemin en géant,
Entre monts et murailles
Le fleuve viril, imposant,
Pour couler d’amour vers Lorelei
Entre châteaux et bourgs,
Sentinelles-tambours.

Passe Rüdesheim et ses chants
Ses tavernes en ivresse,
Quand se mire sur l’autre flanc
Bingen au souvenir saint,
D’Hildegarde la prophétesse
Musicienne médecin.

Coule le Rhin, roule le Rhin,
Rhin païen, Rhin chrétien.

Passent Kehl et Strasbourg enfin,
Le temps vient
Où elles ne feront qu’un
De l’Ill au Rhin,
Par-dessus le Rhin,
Le Rhin européen.

Illustration
La vallée supérieure du Rhin et ses vignobles.

Photo pixabay
A dimanche prochain pour une nouvelle visite dans un pays voisin ! Bonne semaine!
Automne. Instant-Poésie n°21
(le 2016-11-06 à 04:00)

Nous restons ce dimanche dans la tonalité de novembre, passant du regard intérieur à celui sur la nature.

Lassée de sa tenue verte d’été,
Délaissée de nos regards habitués,
La Nature se fait une autre beauté.

Vignes mordorées,
Erables pourprés,
Leurs feuilles réchauffent les cœurs
D’un feu de couleurs.

Elles s’offrent en voletant
Pour tapisser les sentiers,
Crisser sous les souliers,
Les feuilles foulées.

Les arbres se sont défaits,
Frémissant,
De leur tenue de soirée
Aux couleurs de couchant...

Puis apparaît aux lueurs du levant,
Par le Créateur des Nuées
Délicatement posé,
Un pointillé de frimas blanc.

PNMA

Illustration

Photo AMN
Dimanche prochain nous reprendrons nos visites dans nos pays voisins. Bonne semaine!
Toussaint. Instant-Poesie n°20
(le 2016-10-31 à 05:00)

Après les deux dernières ballades profanes, le temps est venu d'un poème spirituel. Ce dimanche précédant la Toussaint nous y conduit naturellement.

Toussaint, jour de Fête,
Plus même, Solennité,
Félicité.
Saint-Jean, l'écrivain-prophète,
Prisonnier dans une île grecque,
Transmet cette Nouvelle :

Il l’a vu, qu’on le croie :
"Une foule immense" dans la joie,
Vêtue de bonheur et lin blanc,
Eblouie "les palmes à la main,
Devant le Trône, l’Agneau, le Saint",
Vivants devant "le Vivant".

Ce jour premier du mois,
L’Espérance est donnée,
De l’Eternité
Pour franchir le jour deux,
Celui des pensées à Elle, à Lui, à Eux
Creux et caresses au fond de soi.

Au-delà de la béance,
En l’intérieur, en silence,
Secrète, parvient une voix
Toute ténue
-L’ai-je bien entendue ?-
Je suis près de toi.

Là, derrière la cloison,
Un souffle, frêle son,
Légère flamme,
Survient réchauffer l’âme :
Elle, Lui, Jésus, Quelqu’Un,
T’aime sans fin.

PNMA


Illustration

Photo AM et PNMA
En union de pensée et de prière, plus particulière avec les ami(e)s-lecteur(rice) veuves et veufs et orphelin(e)s ces derniers temps, à qui ce poème est dédié.
Bienvenue aux nouveaux lecteurs. Ils trouveront les poèmes précédents sur le site http://instant-poesie.fr .
Tallinn. Instant-poésie n°19
(le 2016-10-23 à 05:00)

Ce poème est un souvenir de voyage en 2002. Tallinn, capitale de l'Estonie (1,3 M. d'habitants), est le plus septentrional des trois pays baltes sur le golfe de Finlande et frontalier de la Russie. Un charme très particulier lui, et leur, est conféré par la situation au carrefour des influences nordique, slave et germanique.

Tallinn du Nord
Elle a son port
Ville de Hanse
Le port y danse

Mer-ville alliées
Airs familiers
Quais allongés
Murs orangés

Dans la Tallinn
Sous la colline
Place carrée
Si colorée

Place Raekoja
Siècle au-delà
Au pays balte
La belle halte

Les fières demeures
Grandes allures
Rouges toitures
Ont oublié les heures

Calme cité
Sérénité
On y est bien
Charme estonien

PNMA
Illustration
Tallin : vue sur la vieille ville et le port.

Photo PNMA
Bonne semaine de vacances automnales! Et à dimanche prochain, "si vous le voulez bien"!
Carillons de Hollande Instant-Poésie n°18
(le 2016-10-16 à 05:00)

Ce quatrième trimestre nous allons poursuivre nos voyages en Europe et ce dimanche aux Pays-Bas.

Carillon sonne à Middleburg
Quarts d’heure clairement
Il rappelle le temps

Le carillon sonne à Veere
Soufflant au vent
Airs de trouvères

Le carillon sonne à Flessingue
Au rythme des passants
Calme les cœurs battants

Le carillon sonne à Delft
A ses faïences bleues
Donne le ton des cieux

PNMA
juin2016

Illustration
Le Beffroi de Veere

Photo de nos amis-lecteurs Mathot
Bonne semaine et à dimanche prochain à Tallinn!
Lourdes. Instant-poésie n°17
(le 2016-10-09 à 05:00)

Depuis 158 ans, Lourdes ne se présente plus. Citant les "lieux où souffle l'Esprit", Barrès la nomme en premier.
Lourdes, ce sont certes les marchands, les artisans, les restaurants, mais infiniment plus : les souffrants, tous ceux qui viennent espérer, les cœurs touchés, les cœurs touchants.

Pour la neuvième fois, dans le froid de février,
Une Belle Dame à Bernadette apparaît.
Elle lui parle en secret :
« Allez boire à la fontaine et vous y laver… »

Pas de source. Bernadette à genoux va chercher.
La Belle Dame, alors, montre où cheminer.
La fillette à mains nues vient creuser.
De la vase, une eau pure sourd au fond du rocher.

« Aquero » « Cela »,
Bernadette l’entend et la voit.
Par le Maître-de-Toutes-Sources,
La Dame guide ses pas.

Les ans passent : la source ne cesse de couler,
Les lourds fauteuils de rouler.
Et s’ils ne sont guéris, les corps et les cœurs blessés,
La source fait signe, Marie vient les caresser.

Et chantant la Miséricorde du Père
Toute cette année, sortant de terre,
La source signe sous l’Immaculée Conception
Je suis «Marie-de-la-Tendre-Onction ».

PNMA
Ce 7 octobre 2016, en la fête de Notre-Dame du Rosaire


Illustration
La source de la grotte de Lourdes.

Photo Vincent
Que ce poème soit à chacun une goutte d'eau de cette source
de Vie! Bon dimanche!
Exposition à Lourdes IP n°16
(le 2016-10-06 à 20:00)

Tout le mois d'octobre, à la galerie Sainte Véronique du Centre d'information des sanctuaires, Claude Turlan photographe et moi-même pour les poèmes, réexposons les "Vingt Mystères de Dieu, ou les vingt grands temps de la vie de Jésus et Marie, le Rosaire. Pour en donner une illustration, voilà le premier Mystère de Lumière.

« Commencement…
Sur la face des eaux
Planait le souffle de Dieu. »*
Parcourant tout l’univers,
« La voix du Seigneur
Domine les eaux. »*

Vent de la mer
Mouvant les vagues, Il murmure,
Maître-des-Flots.
Brise de ruisseau,
Il passe dans le silence,
Le Seigneur-des-Eaux.


« Et dans l’eau du Jourdain,
Jean baptise Jésus. »*
Initiant son destin.
Un rais de Lumière
Fend la voûte de verdure ;
L’Esprit y descend.

Noce cosmique
De Terre et Ciel,
D’où l’Eau et l’Esprit coulent à flots.
La voix du Père sur l’eau
Couronne Jésus,
Fils du Très-Haut.

Illustration
"LEsprit de Dieu planait sur la face des eaux..."

macrophotographie de Claude Turlan
A dimanche , encore près de l'eau , à la source de la grotte de Lourdes.
Mer des saisons. IP n°15
(le 2016-10-02 à 05:00)

Les fleuves nous conduisent à la mer. Nous y revenons après le changement de saison.

J’ai vu houle floue
Sous le haut vent qui résonne
A l’heure d’automne

Puis mer sous soleil
Et le soleil sur la mer
Jour brillant d’hiver

La mer entre les pins
Aux reflets d’or et d’argent
Dira le printemps

Instant fulgurant
Ce grand feu d’éternité
Beau comme l’été

PNMA



Illustration
Coucher de soleil à Santorin (Grêce)

AMN
Dimanche prochain nous serons à nouveau près de l'eau,
mais très différemment... puisqu'au bord du Gave à Lourdes. Nous y sommes de fait ce dimanche, où nous pensons à nos amis-lecteurs.
Bonne semaine et bon dimanche.
Nous y serons de fait
Vos réponses. Instant-poésie n°14
(le 2016-09-25 à 05:00)

70 réponses exactement au questionnaire ! Vraiment un vif merci pour :
-votre forte participation
-vos encouragements intenses et chaleureux à poursuivre les instants-poésie.

1) Support et fréquence : L’envoi électronique hebdomadaire convient à 93% !
Il est donc ainsi maintenu avec deux propositions intéressantes (voir à la fin).

2) Souhait de récit complémentaire (prose/vers alternés) : oui 85%, non 15%.

3) Méditation approfondie sur les grands sujets de l’Amour, du dernier passage, de la Beauté… : oui 80%, non 20%.

Pour 2 et 3 je note bien une aspiration certaine. Au fil des thèmes et de l’inspiration j’y viendrai.

4) Votre participation : pour une adhésion 43%, une cotisation libre 34%, autre 10% (sous-total 87%), non 13%.
La question de fond était de dire notre reconnaissance à Emmanuel Pottier pour l’ « application » qu’il a créé pour l’Instant-poésie .
J’adopte une idée parmi les 10% « autre » : de mon côté lui offrir une « gourmandise » et de votre côté je vous invite à quelques mots de remerciements soit en cliquant sur « contact » ci-dessous soit directement en le rencontrant à Bougival.
Que vive ainsi l’esprit de gratuité de la poésie par électronique!

5) Partage des joies et des peines pour en faire un « merci » ou un « s’il-te-plaît » à Dieu : oui 61%, non 39%.
L'adhésion est moins forte que pour 1,2 et 3. Elle est donc laissée à maturation.

6) Suggestions
-Publication sur facebook : épisodique jusqu’ici je vais la rendre plus systématique.
-Enfin plusieurs personnes aimeraient avoir un recueil des poèmes sur papier. Avec plaisir je le ferai.

Illustration
Nous poursuivons donc ensemble avec joie.
Bonne semaine et à dimanche prochain
pour une nouvelle méditation en chemin...
L'offrande de la Loire. Instant-poésie n°13
(le 2016-09-18 à 05:00)

De la basilique de Saint-Benoît/Loire où nous étions dimanche dernier, nous parcourons aujourd'hui les quelques centaines de mètres jusqu'au fleuve.

A l’heure du levant
Me voilà Loire aux sables mouvants
Lit vermeil et reflets d’argent

A l’heure de midi
Me voici rivière de diamants
Entre églises et châteaux galants
Pierres précieuses à ses rives serties

Et quand vient l’Or du couchant
J’offre mon corps saphir
Aux bras du ciel amant

PNMA

Illustration
Aube sur la Loire

Photo-paysage
Vif merci aux bien nombreux amis-lecteurs qui ont répondu au questionnaire. Vous pouvez encore le faire (deux minutes) jusqu'à ce dimanche minuit (si difficulté, n'hésitez pas à m'appeler 07.78.68.18.94). Dimanche prochain je vous en livrerai les résultats et conclusions. Bonne semaine!
Notre sondage de rentrée Instant-poésie n°12
(le 2016-09-11 à 05:00)

Après les onze instants-poésie de cet été (sur le site http://instant-poesie.fr ), le moment est venu à cette rentrée de faire ensemble, si vous le voulez bien, un point « stop ou encore ?», avec un regard : rétrospectif, un projet et un court questionnaire (lien dans le texte ci-dessous). D’avance merci d’y répondre nombreux.

REGARD RESTROSPECTIF
Un grand nombre, 116 ! parmi vous m’ont envoyé spontanément des mails ou des messages d’encouragement et souvent plusieurs fois : 276 au total ! C’est un succès inattendu. Je vous en remercie de tout cœur.
Merci aussi parce que vous m’avez incité à la création. Hormis Venise, Athènes et Saint-Benoît-sur-Loire, les 8 autres poèmes ont été écrits cet été
Vos encouragements sont forts. Pour vous en donner la tonalité je me dois, malgré le souci d’humilité, je n’en citerai que deux :
« Quelle fraicheur, quelle sensibilité, quelle émotion alors que notre monde est continuellement dans les affres. Je te remercie.» ML
« Je tenais à te remercier de m'avoir nourri tout cet été de tes magnifiques poésies, qui me touchent beaucoup par leur spiritualité et leur beauté! » HN
-C’est La confirmation d’un double besoin : le vôtre, d’avoir cet instant de méditation, et le mien, d’être artisan de mots
PROJET
Naturellement donc cela m’invite à poursuivre le voyage : déceler, regarder, contempler la Beauté de la Création, des sites et des hommes.
Je me prépare à vous adresser un autre poème par semaine jusqu’en juin méditant sur les trois thèmes évoqués ci-dessus (nous irons, entre autres, en Bretagne…)

QUESTIONNAIRE
Vous l’obtenez directement en cliquant sur le lien ci-dessous :
questionnaire
(ou bien collez le lien dans votre navigateur : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScZVjoeCuwyYjtRodaYhVpMgoZK2PIaoAdyNggLj0Xep1L6Aw/viewform ).

Illustration
ATTENTION : le poème de dimanche prochain ne sera envoyé qu’à ceux qui d’une manière ou d’une autre m’auront fait signe : réponse à ce sondage, mail à mon adresse, telephone, facebook, texto, clic sur http://instant-poesie.fr/ et un seul clic en haut à droite.
Le bateau est prêt à jeter l’ancre avec vous... à hisser les voiles et les laisser gonfler au souffle de l’Esprit !

PNMA
07.78.68.18.94
L'instant-poésie N°11
(le 2016-09-04 à 05:00)

Dernière étape de notre voyage estival, l'abbaye de Saint-Benoît/Loire, appelée aussi de Fleury, est une abbaye bénédictine, communauté de 32 moines, située à 140 kilomètres au sud de Paris et 40 en amont d'Orléans, dans la partie du Val de Loire inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Essentiellement édifiée au XIème siècle, elle est un modèle d'art roman lumineux. Elle abrite les reliques de Saint-Benoît (480-547), père des moines de l'Occident et patron de l'Europe.

Saint-Benoît
Blanche basilique
Chœur mystique
Appel à la Foi

Corps de pierre
Où coule la vie
Nef-lumière
L’amour s’irradie

Basilique de Fleury
Blanche clarté
Nef qui sourit
Beauté

Basilique de Fleury
Temple de lumière
Et de l’Esprit
Ave !

PNMA

Illustration
Nef et chœur de la basilique

Photo Abbaye de Fleury
Nous voilà rentrés et le moment est venu de faire le point sur cet été poétique. Plus de 110 amis-lecteurs ont cliqué spontanément sur contact avec parfois de forts encouragements. J'ai donc, naturellement l'intention de poursuivre. Mais c'est AVEC VOUS que je souhaite en préciser les modalités. DIMANCHE PROCHAIN donc je vous enverrai un questionnaire ouvert avec une esquisse de projet, espérant que vos réponses seront toujours aussi nombreuses. Vous pouvez toujours consulter les instants-poésie antérieurs sur le site http://instant-poesie.fr/ Bon dimanche! Belle semaine!
L'instant-poésie n°10:
(le 2016-08-28 à 05:00)

Située à une vingtaine de kilomètres au sud de Montpellier, Maguelone fut à l'origine de cette ville. Ce sanctuaire connut pendant un millénaire un destin glorieux, siège d'un grand évêché, refuge temporaire de plusieurs papes, avant d'être abandonné et pillé. Il demeure aujourd'hui un pur joyau du Sud. Que ces vers-éclairs soient souvenirs ou invitation à venir en ce site magique, où le soleil fait jouer les eaux et les mots.

Maguelone entre étangs et mer
Que d’étroits cordons relient à la terre
A quelle étoile du Ciel une corde te relie-t-elle ?

Promontoire au milieu des eaux
Tu focalises toutes les lumières
Tu vocalises de ta nature et de tes pierres

La basilique-cathédrale
Y chante purement
En cintres forts son art roman

Les temps y furent parfois durs
La Vierge en a les mains coupées
Mais la prière des bougies y perdure

L’Esprit-solidaire aussi
Les compagnons de Maguelone
Y aident les handicapés de la vie

Pour que donnent
Abondamment les fruits
De la terre et des eaux

Celles que toujours sur une stèle
Chante Mistral
En vers provençaux :

« Nautre en plen jour
Voulèn parla toujour
La lenguo dóu Miejour… »*

Langue du midi
De la mer saoulée de soleil
De l’air qu’enivrent les vignes

Plus haut sous les lauriers
Un paon blanc
Passe majestueusement

PNMA


Illustration
Maguelone

Photo Anne-Marie Naudin
* « Nous autres, en plein jour-nous voulons parler toujours-la langue du Midi ». Frédéric Mistral, "La Respelido" (La Renaissance ). A cette 9ème étape s'achève notre "voyage" en Méditerranée. Dimanche prochain, sur le chemin du retour en Ile de France, nous nous arrêterons à Saint-Benoît/Loire. Bon dimanche et bonne "rentrée"!
L'instant n°9
(le 2016-08-22 à 10:00)

Dans notre « voyage » en Méditerranée, l’escale de Nice n’était pas prévue. Mais je pensais réserver un « instant » aux quatre-vingt-cinq migrants qui, dans « Notre mer », meurent chaque semaine depuis le début de l’année. Quatre-vingt-cinq !! Comme à Nice en une heure... Et je suis aussi niçois. De trois à dix-huit ans, courant dans ses collines, allant dans ses montagnes, me jetant dans sa mer, élevé par ses professeurs et ses prêtres, Nice m’a enfanté. Et qui, un jour, de près ou de loin, sur la terre, sur image ou en un roman, un instant ou une éternité, à (ou de) Nice n’a pas rêvé ? Le 14 juillet 2016 c’est le cauchemar. Sans vers, ni rime, ces lignes, sans coupures, tentent pauvrement de dire aux victimes, aux Niçois et mes amis de jeunesse, ma compassion.

Ce soir-là, la courbe ample et parfaite de la Baie des Anges s’illumine de feux et paraît celle des Archanges.
Subitement, Lucifer sort de ses chaînes, écrase, massacre, au bord de la mer. Tuerie d’hommes, crime cosmique. Sainte-Réparate, la patronne, implore. Le mont Chauve, gardien bafoué, rentre ses épaules, effaré. A Cimiez les toiles des musées muent. Les bleus de Matisse foncent en noirs et les rouges de Chagall deviennent sang. A la colline du Château, les tombes du cimetière tremblent : laquelle recevra un corps écrasé ? A Gairaut, la cascade gronde et la chapelle se terre. Crime cosmique. On prie et pleure sous la lueur d’un vitrail violet.
Mais Nice restera « Nikaïa », « celle par qui la victoire est arrivée"*.
PNMA

Illustration

En signe de deuil, pas d'image cette fois.
*Etymologie possible du nom de la ville.
Qu'un beau rayon de soleil éclaire aussi votre dimanche!
Nous le retrouverons en tous cas dimanche prochain à Maguelone . Bonne semaine!
A la maison de Meryem-Marie, Ephèse, Instant-poésie n°8
(le 2016-08-14 à 05:00)

Dans notre voyage spirituel, nous revenons en Europe par la Turquie. Dans le district d'Izmir/Smyrne se trouve la maison de Marie, contrastant avec les vestiges imposants des grandes cités antiques d'Ephèse et Aphrodisias . Elle est un lieu de culte pour les musulmans et pour les chrétiens. Une des traditions catholiques la considère comme le lieu de l'Assomption de la Vierge, fêtée demain. Elle y aurait passé avec Saint-Jean l'évangéliste les dernières années de sa vie. Ce poème est une réminiscence d'un temps fort de 1994.

Au milieu des pins, yeuses et cyprès
Nous montons un chemin de Méditerranée
En une douce chaleur ombragée.
Au mont "Bülbul", "Rossignol",
Un chant viendra-t-il nous charmer?

Une maison de pierres apparaît
Petite chapelle voûtée
Semblant un logis de bergers.
Deux pièces à peine séparées
Mènent à la statue de Meryem-Marie vénérée.

Là vécut celle qui fut jeune fille d'Israël
Aux uns la mère du prophète Issa*
Aux autres la Mère de Dieu venue ici-bas
Aux croyants la Mère Universelle
Qui nous aime et que l'on aime.

Dans la pièce d'entrée
Nous attendons en silence et respect.
Un faisceau de jeunes femmes
En d'amples voiles enveloppées
Chantent à Meryem leurs mélopées.

Et pour aller prier Marie
Nous nous croisons
Nous nous sourions
Comme d'une même fratrie.

Deux chants deux Fois
En la maison de Meryem-Marie
Un cœur un instant sous le même toit.

PNMA
Illustration
La maison de Marie à Ephèse

Imagessaintes
*Jésus en arabe
Les sept instants-poésie précédents sont sur le site http://instant-poesie.fr/
Prochain étape-instant : Nice
Bon dimanche! Belle semaine d'été!
L'instant-poésie N°7 : Galilée, la Mer et le Mont
(le 2017-09-24 à 07:00)

Nous poursuivons donc notre voyage-pèlerinage-souvenir en Galilée, "carrefour des Nations", à 120 kilomètres au nord de Jérusalem, dans ce triple pays : Terre Sainte-Israël-Palestine

Voilà l’étendue d’eau
Mer ou lac comment te dire
Toi qui as forme de lyre ?
Revient-Il pour te faire chanter,
L’Homme sorti du tombeau ?

Le Mont regarde la Mer, La Mer reflète le Mont.
Elle lui murmure en vagues légères :
« Te souviens-tu du jour de ma grande colère ?
C’est bien Lui : Il était venu apaiser mes fonds.

Et un matin, en merci
J’avais offert à Ses amis pécheurs
De grands lots de poissons
Qu’ils sortaient de mes flots*. »

Et le Mont de rive en rive à la Mer répond :
« Oui, les foules Le suivaient sur mes pentes et plateaux
Et jamais je n’oublierais ses mots :
- Heureux … Heureux…Heureux…
Heureux les artisans de paix…**- »
De rêve en rêve on en entend l’écho.

Et l’Homme reprit
« Que l’on s’aime ! »
Lui, le Poète Suprême.

PNMA

Illustration
Lac de Gennésareth (ou de Tibériade ou mer de Galilée) vu du Mont des Béatitudes où Jésus Christ prononça ces paroles.
*Les miracles de la "tempête apaisée" (Bible :Marc 4,35...) et de la première "pêche miraculeuse" (Luc 5,1...); les béatitudes ou promesses de bonheur (Matthieu 5,3...).
Prochain Instant-Etape en Turquie : "Ephèse, la maison de Myriam".
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant-poésie N°6 : Jérusalem, les trois rochers
(le 2016-07-30 à 07:00)

Horreur après horreur : silence, prière, recueillement...
______
D'Athènes à Jérusalem : oui. Pendant 270 ans, avant les Romains, la Judée et toute la Palestine ont été pétries par la Grèce. Jérusalem ! Il faut quinze psaumes pour monter vers toi. Voilà quinze lignes, pardonne-moi.

Jérusalem, rocher sous dôme d’or
Sur ton esplanade, veillent aussi des oliviers
Leurs feuilles frissonnent « Salam ! Shalom ! »
Pour offrir la Paix

Jérusalem, rocher sous le Mur des prières,
Un juif appelle « Elohénou»,
« Notre-Dieu », l’Un parmi nous,
Comme s'il parlait à son voisin


Jérusalem-Golgotha, rocher du crucifié Ieshouah*
Rocher de vie et de mort, toujours et encore
Son tombeau est là tout près…
un murmure dit :« Il n’est pas ici… Allez voir en Galilée »**

Alors nous nous en sommes allés
Et sur la route avons revu les trois rochers,
Au loin, bien au loin ils ne faisaient qu’un
La silhouette de l’appelé UN

PNMA

Illustration
Jérusalem. Rocher du Golgotha ("lieu du crâne" ou Calvaire)
vu en bas, sous le lieu de vénération.

Pinterest
*Jésus en hébreu; ** Bible : Matthieu 28,5-7; Marc 16,6-7
L'ami-lecteur pourra poursuivre le voyage ou le pèlerinage en parcourant la Bible, en "surfant" ou en lisant les 56 autres méditations de PNMA.
dans "Traces en Terre de Dieu" (Amazon).
Prochain "Instant" : Galilée, mer et mont.
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant-poésie n°5 : Athènes, Parthénon
(le 2016-07-24 à 10:00)

Poursuivant notre voyage, une escale s’oblige à Athènes, au Parthénon, littéralement “demeure des vierges”.
Construit au Vème siècle siècle avant Jésus-Christ, il était consacré à la déesse Athéna Parthenos, protectrice de la cité et déesse de la guerre et de la sagesse.
Symbole de la démocratie, , le Parthénon a été le modèle de temple qui a le plus inspiré les monuments du XIXe siècle :Assemblées nationales, bibliothèques, universités, musées et institutions financières.

Parthenon Temple absolu
Posé tel sur le mont nu
Au bleu du Ciel jailli
Éclat blanc marbre poli

Colonnes de marbre
Plus belles que palabres
Temple par l'homme rongé
Mais par LUI toujours songé

Mouton d'écume pétrifié
Au sommet de la vague immolé

Sur le mont personnifié
Au doigt de la déesse bague ciselée

Le Front regarde la Mer
Les Pierres affrontent le Vent
Envoûtent l'Air
Au delà des temps

Façade de blanches colonnes
Rideau de théâtre sans frise
Où sans cesse se joue et sonne
La "Sagesse jamais conquise"

Force des fûts au Ciel dressés
Forgeant de sept espaces l'air azur
Tels sept lettres calme murmure
Couleur Eternité D I E U E S T

PNMA

Illustration
“Quand je vis l’Acropole, j’eus la révélation du divin.” Ernest Renan

Photo howsuffworks
Nouvelle aux “passagers” : grâce à notre informaticien Emmanuel, nous avons désormais un site : http://instant-poesie.fr !
Vous y retrouverez directement tous les “instants” précédents.Vous pourrez également vous y inscrire en un clic pour être
sûr de recevoir régulièrement “l’instant-poésie”.
Bon dimanche!
Prochaine étape : Jérusalem.
L'instant-poésie n°4 : Mer d’amour
(le 2016-07-17 à 08:00)

Aujourd’hui, avant tout,
Deuil national, régional, personnel, universel.
Art, Poésie, Culture, Foi, Compassion, Amour vaincront toujours.
Mais nous poursuivons notre voyage vers la Grèce, aujourd'hui en contemplant la mer...

Mer du matin
Voile vert de nouvelles clartés

Mer du soir
Aux impressions d’argent sur robe de lamé

Mer langoureuse des sables
Enlacements inépuisables

Océan combattant des rocs
Frappeur des falaises

Mer turquoise jade émeraude
Aux tons clairs des eaux chaudes

Mer on t’aime comme une femme
Te voir seulement comble l’âme

Mer au Monde Majuscule enluminée
Mer à la terre respiration innée

De Dieu-Père à la Mer
Baiser infinissant

Patrick Naudin Mac-Auliffe
Illustration
”Elle est retrouvée. Quoi? L’éternité,
C’est la mer allée avec le soleil”. Arthur Rimbaud

Photo Geneviève Durand, amie-lectrice
En route vers la Galilée, prochaine escale : "Athènes, le Parthénon".
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant-poésie n°3
(le 2016-07-10 à 13:00)

D'Arles, poursuivons notre voyage.

Voici Venise aux tons pastel
Posée comme une frise sur la mer sous le ciel


Venise ville rose
Belle promise sur l’eau repose


Venise ville douce
Tendre Anaïse à peine rousse


Venise couleur de Sienne
Belle marquise en méridienne


Venise comme un berceau
Parfois grise toujours joyau


Venise ville aquarelle
L’eau t’éternise calmes venelles


Venise ville sereine
De l’eau éprise elle se fit reine


Venise ville phare’
Fleur sur l’eau sise beau nénuphar

Venise qui chante tellement
Que les Pierre et Louise y viennent en amants


Venise sur l’eau sinueuse
Coulant à la guise de leurs amours flâneuses


Venise qui tant nous plaît
Que les Princes t’élisent pour bâtir leurs palais


Venise qui mire dans les flots
Ses maisons de porphyre ses palais orientaux


Venise rêves flottants
Eglises et bateaux blancs


Venise aux pierres luisantes
Où l’eau s’irise noce fervente


Venise s’endort beau soir de l’Orient
En robe d’or d’eau et d’argent

Patrick Naudin Mac-Auliffe


Illustration
Vue du Grand Canal

Photo Florence Naudin-Pinelli.
Poème in "Quand riment les couleurs" lelivredart 2009,
poèmes illustrés par l'artiste-photographe Claude Turlan.
________

Embarquons maintenant,
pour le voyage d'Orient, vers Jérusalem....
où nous devrions arriver après une dizaine d'instants-poésie.
Prochain instant-étape : en mer...
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant poésie n°2
(le 2016-07-02 à 22:00)

Pour cette série d'été je vous invite à un voyage en Méditerranée. Arles, grand port du Rhône, la desservait dans l'Antiquité. Les Alyscamps, Champs-Elysées en provençal, cité des morts vertueux dans la mythologie grecque, sont une nécropole païenne puis chrétienne, de l'époque romaine jusqu'au moyen-âge.

Aux Alyscamps, l'été,
Le Temps vient s'arrêter.

Aux cigales enchantées,
Le lézard glisse,
Le pin se hisse.

Les cyprès,
Cierges toujours verts,
Flèchent le Midi.

Flamboiements austères,
Ils prient et veillent
Les nacelles de pierres.

Sous les ombrages passagers,
Sommeillent les marins,
Dans leur éther nuité.

Leurs barques de marbre
Reposent en paix
Au port d’Eternité.

Illustration
Les Alyscamps

(photo Hubert Jeu)
Merci à tous ceux, nombreux, qui ont envoyé un mot d'amitié ou d'encouragement. A ceux qui n'ont pas reçu le N°1 explicitant la démarche, il sera mis en ligne dans la semaine.
Prochain instant-étape : une porte de l'Orient...
Bon dimanche, bonne semaine!
L'instant poésie n°1
(le 2016-06-26 à 10:00)

Voilà l’été, un temps pour chanter,
A l’ami, au frère, à l’inconnu
Aux souffrants, aux blessés de la vie,
Aux gens heureux aussi.

Voilà la premier “instant- poésie”
Pour être unis
En pensée ou dans l’Esprit.

Chanter la Création, chanter Dieu,
Un air profane, un air sacré,
La Beauté à nos yeux.

Un poème, une image
Glissant sur l’écran,
Frêle étincelle un instant.

Une brève visite,
Un je-pense-à-toi,
Le dimanche, un bonjour insolite.

Quand tant de miroirs renvoient si bas,
Un regard vers le haut, le Très-Haut,
Juste une gorgée d’eau.

Patrick Naudin Mac-Auliffe


Illustration
La visitation de Marie à Elisabeth,
Chapiteau de la tour-porche de Saint-Benoît-sur-Loire.

Pour recevoir régulièrement « l’Instant-Poésie » merci d’inscrire votre adresse ci-dessous
Patrick Naudin Mac-Auliffe, né le 6 juin 1947 à Niort (Deux-Sèvres),a vécu sa jeunesse à Nice. Marié, et père de trois enfants, il a mené une carrière de responsable de formation et de relations humaines). PNMA a publié successivement : « Quand riment les couleurs », « Traces en Terre de Dieu : méditations illustrées en Israël/Palestine » et « Vingt Mystères de Dieu ». Le premier et le troisième ouvrage, illustrés par le photographe Claude Turlan ont donné lieu à plusieurs expositions : à Paris et en Province.

Site hébergé par OVH, 2 rue Kellermann - 59100 Roubaix - France.
Réalisation celul sas
Contact éditorial : Patrick Naudin